Les mouilles d'en bas

A l’instar de nos yeux, le vagin est auto-nettoyant ! Et ses larmes sont signe de bonne santé. Elles s’appellent les sécrétions vaginales, pertes blanches ou leucorrhées.

Zoom sur les “mouilles d’en bas” !

 

* Le vagin est tapissé d’une muqueuse comme l’intérieur de la bouche ou comme les yeux, ce qui fait qu’il est tout le temps humide grâce à un mécanisme appelé transsudation.

* Parfois, on va trouver au fond de notre culotte une espèce de blanc d’œuf plus ou moins pâteux et plus ou moins transparent à blanc. C’est la glaire cervicale, c’est-à-dire une glaire qui sort du col de l’utérus. La consistance et la quantité (entre 1 et 4 ml/j) de cette glaire varient selon le cycle menstruel.

* Les sécrétions vaginales sont importantes : elles ont une action protectrice. Elles nous protègent contre certains microbes et virus en rendant le milieu acide. Il est donc tout à fait normal de décolorer ses culottes avec ce qui ressemble à de petites taches d’eau de javel…  

* Le vagin n’est pas stérile. Il possède sa propre flore, c’est-à-dire un ensemble de micro-bactéries qui le colonise. 

Avant la puberté, ces germes proviennent des tissus et organes voisins, comme l’intestin. 

À la puberté, la muqueuse vaginale devient acide sous l'effet des hormones. Cela favorise le développement des lactobacilles (ou bacilles de Doderlein). La flore de Doderlein constitue la flore "normale" du vagin en période d'activité génitale. On peut y trouver d'autres germes en faible quantité, comme Gardnerella vaginalis et Mycoplasma Hominis.
À la ménopause, la chute des hormones modifie l’environnement de la muqueuse vaginale. La flore de Doderlein diminue, au profit des autres germes déjà présents.

* Certains facteurs peuvent favoriser un déséquilibre de la flore vaginale : les douches vaginales, une baisse de l’immunité, certaines hormones (grossesse, contraception, ménopause), les contraceptifs locaux non hormonaux, le diabète, les antibiothérapies... 

Ce déséquilibre va favoriser le développement d'autres germes et modifier le pH ce qui peut (OU PAS!) être à l'origine de symptômes désagréables.

 

⚠ En cas de démangeaisons ou brûlures au niveau de la vulve ou du vagin, douleurs pendant les rapports sexuels, pertes vaginales qui sentent mauvais, il est préférable de consulter un médecin ou une sage-femme.

 ⚠ Certaines infections vaginales sont des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et ne présentent souvent pas de symptômes (gonocoque, chlamydia, trichomonas). Il est important de se faire dépister en cas de prise de risque.